Le Film Woh Lamhe et l'actrice PARVEEN BABI :
WOH LAMHE :

+Résumé :

Alors que le soir descend sur Mumbai, capitale du cinéma indien, l'actrice Sana Azeem, seule dans sa chambre d'hôtel, se taillade les poignets. Lorsque la nouvelle parvient aux
oreilles du cinéaste Aditya Garewal, ce dernier est bouleversé.
Cela fait trois ans qu'il est à la recherche de Sana, celle-ci avait complètement disparu de sa vie et ces retrouvailles pourraient bien être
les derniers instants que vit l'actrice. Alors qu'Aditya se rend aux nouvelles dans la salle d'attente des urgences, il se remémore la rencontre avec Sana et les premiers moments qu'ils ont
passés ensemble. Alors qu'il n'était encore qu'à ses débuts en tant que réalisateur, Sana Azeem était elle, déjà une superstar désirée de tous. Mais elle vivait en fait sous la coupe de Nikhil,
son amant, vedette de cinéma également. Ce dernier l'exploitait, la « prêtant » aux producteurs et aux réalisateurs afin d'assurer sa propre carrière. Méprisant ce que représentait Sana, Aditya
avait alors déclaré à la presse qu'il la trouvait laide et que selon lui, elle n'avait aucun talent. La réaction de Sana n'avait pas tardé : elle avait défié Aditya de la faire tourner dans son
prochain film. Le jeune réalisateur avait accepté. Sur le plateau, il avait découvert non seulement une actrice douée et sincère, mais aussi une femme vulnérable et solitaire que tous
exploitaient, y compris lui. Rompant avec son milieu, Sana état entrée dans la vie d'Aditya. Mais ses vieux démons n'étaient pas prêts de la lâcher...
+Critiques du film :
Film particulièrement touchant d'autant plus qu'il retrace partiellement la vraie vie de l'actrice star des années 70 en Inde, Parveen Babi. Les acteurs (Shiney Ahuja et
Kangana Ranaut) sont excellents, les principales musiques sont entrainantes et le côté tragique nous a convaincu du début jusqu'à la fin. Seul bémol : un film censé relater une
histoire vraie n'a pas su nous donner une vue générale et véritable de ce qu'a pu être la réalité de cette actrice. Néanmoins Mukhesh Bhatt nous fait part de son point de
vue dans un interview et il nous explique bien que ce film n'était pas une biographie de l'actrice mais un film en sa mémoire. On comprend bien que le personnage joué formidablement bien
par kangana Ranaut n'est qu'une représentation superficielle et non objective de l'actrice Parveen Babi. De plus, Mahesh Bhatt semble bien vouloir réécrire l'histoire à sa
sauce car dans ce film le personnage interprété par Shiney Ahuja qui n'est autre que Mahesh Bhatt se donne des airs de celui qui a réponse à tout en s'attribuant le rôle du "gentil sauveur".
C'est bien beau tout cela mais la réalité fût moins glorifiante et simple. Bien que les événements ne soient fidèles à la réalité ce qui est sûr c'est que les sentiments exprimés par le
réalisateur dans Woh Lamhe sont d'une extrême sincérité. Le film est absolument à voir pour ceux qui ne l'auraient pas encore vu.
INTERWIEW DE MUKHESH BHATT de Septembre 2006, LE REALISATEUR DE WOH LAMHE

+Mahesh Bhatt parle de sa relation avec Parveen Babi.
«Je regardais la dernière scène de" Woh Lamhe "dans ma salle de montage quand soudain je m'interrogeais sur la volonté des êtres humains à garder leurs morts vivants - nous essayons de les maintenir en vie, afin de les garder avec nous.
"Woh Lamhe" est mon dernier au revoir à la mémoire de Parveen Babi. Une femme que j'ai aimé et perdu. La nostalgie est une douleur. Praveen et moi
avions une vieille histoire. Jje me demande si quelqu'un pouvait imaginer ce que c'est que de vivre avec une personne qui est folle.
Le matin après son décès, en
quittant sa maison tout ce qu'on avait vécu me hantait..
Je me rapelle encore d'une journée où elle était en plein tournage pour le film de Prakash Mehra… et elle vint et m'embrassa comme pour me dire adieu. J'ai su à ce
moment là que c'étaitt la dernière fois que je voyais Parveen comme je l'avais connu.
Comment puis-je oublier l'image qui me creva le cœur, quand je marchais dans la maison ce soir-là, et nous avons constaté Parveen, les genoux contre la poitrine dans un coin, avec un couteau à la main, morte de peur? Elle ressemblait à un animal, que je n'avais jamais vu auparavant. "Fermez la porte Mahesh», at-elle murmuré. «Ils vient nous tuer. Fermez la porte vite! " Après ces mots je vis mes jours et la splendeur de l'amour, le péché et la passion avec Parveen s'achever. Je ne voyais plus que dans ses yeux de la folie et le visage de la mort. Parce que la personne que je connaissais était morte, et que notre relation avec, comme nous l'avions connu, est morte aussi.
La maladie de Parveen est génétique. Les chances de rétablissement sont minces. C'est dans ces terribles moments que j'ai découvert par moi-même que c'est nous qui poussent les soi-disant «troubles mentaux» à se suicider.
Nous avons essayé dans ce film pas seulement de vous faire pleurer, mais de laisser un souvenir indélébile de l'essence d'une femme exceptionnelle qui a vécu dans un autre temps et de lieu.
"Woh Lamhe" a éclaté du plus profond de mon être. Et cette partie de moi a été déclenché par la mort soudaine de Parveen et de la découverte ultérieure d'une bande, que ma fille Pooja a trouvée dans la maison de ma première femme .
La bande contient une lettre que Parveen avait enregistré et m'a envoyé, dans lequel elle a parlé de son approche de la maladie, sa solitude et son besoin de sortir du business. Le seul regret que j'ai, c'est que je ne pouvais pas voir sa maladie venir. Avec le recul, je me rends compte maintenant qu'il y avait autant de signes que je n'ai pa su déchiffrer.
Maintenant, je vois comment il serait faux si je prétendais raconter l'histoire de ma vie avec Parveen Babi dans Woh Lamhe. La vie ne s'arrête pas. Mais en faisant des films.
nous laissons les personnages à l'apogée de leur vie ou dans les heures de leur décès, et là ils restent figés dans le temps. "
PARVEEN BABI , UNE STAR INCONTESTEE A UNE TRISTE FIN :
+Parveen Babi meurt dans la solitude
Elle était surnommée la Marylin Monroe de Bollywood. Parveen Babi, célèbre actrice des années 70, a connu une fin tragique la semaine dernière. Elle a été retrouvée morte sur la
terrasse de son luxueux appartement. La police pense que Parveen Babi est morte de cause naturelle, mais a toutefois procédé à une autopsie. Quand la police a découvert son corps, l’actrice était
sans doute morte depuis au moins trois jours. Quelle triste fin pour une actrice qui a connu une si grande gloire.
Parveen Babi vient de la famille royale de Junagadh. L’actrice a connu une enfance dorée. Parveen Babi a fait ses études à l’université d’Ahmedabad et en 1973 alors qu’elle est encore étudiante,
elle débute au cinéma.
Parveen Babi sera souvenue pour sa beauté et son glamour. Dans les années 70, elle était qualifiée de sex-symbol. Parveen Babi était sur le même pied d’égalité que Zeenat Aman. Parveen Babi a osé
tourner en bikini dans la prude Bollywood des années 70.
Ses fans lui ont souvent reproché d’être trop sophistiquée et de parler l’hindi avec un accent anglais trop prononcé. Qu’à cela ne tienne, son talent et son savoir-faire étaient
certains.Femme aux mœurs légères
Parveen Babi a accepté des rôles peu conventionnels comme celui d’une femme aux mœurs légères aux côtés d’Amitabh Bachchan dans Deewar. C’est B.R. Ishara qui l’introduit au cinéma avec
Charitra.
Le film a été un échec, mais Parveen Babi n’a pas été oubliée. Les réalisateurs et producteurs se sont souvenus de son beau visage et de sa silhouette élancée. Son second film, Dhuen Ki
Lakeer, ne fera pas mieux, un échec total. Malgré ses flops, Yash Chopra l’a choisie en 1974 pour 36 Ghante non en raison de son talent mais pour sa beauté.
Le succès arriva avec Deewar qui propulsa sa carrière. Son style occidental, son élégance ont fait de Parveen Babi l’icône des années 70.
Après Deewar, l’actrice a fait quelques films d’un niveau moyen – Mama Bhanja, Mazdoor Zindabad et Rangeela Rattan. Mais cela ne l’a empêchée de reprendre du poil de la bête et de revenir en
force avec l’excellent Amar Akbar Anthony. Parveen Babi a été une des rares actrices indiennes à faire la couverture du prestigieux Time magazine en 1977.
Son aventure amoureuse avec Kabir Bebi avait quelque peu ébranlé sa carrière. Mais c’était trop peu pour faire fléchir une Parveen Babi qui est revenue au cinéma avec The Burning Train, Shaan et
Kranti dans les années 80, encore plus forte que jamais. Au total, l’actrice aura tourné dans une cinquantaine de films.
La comédienne mettra définitivement un terme à sa carrière dans le milieu des années 80 en allant vivre aux Etats-Unis. Elle est retournée dans son pays natal, il y a cinq ans.
+Rongée par la schizophrénie
Les médias n’osaient pas en parler. C’était le mot défendu. Imprononçable. Mais à la mort de l’actrice, les langues se sont déliées. Son entourage et ses proches ont enfin pu dire
que Parveen Babi était atteinte de schizophrénie, une psychose délirante chronique caractérisée par une discordance de la pensée, de la vie émotionnelle et du rapport au monde extérieur.
Le psychiatre Sunil Mittal du Centre Psychiatrique de Delhi explique que Parveen Babi serait encore en vie si ceux qui sont présents à ses funérailles aujourd’hui avaient été à ses côtés dans les
moments difficiles.
"S’ils avaient montré un peu plus de compassion et de compréhension pendant qu’elle était encore en vie, cela l’aurait aidée à lutter contre sa maladie et sa vie aurait pris un cours différent,"
explique Sunil Mittal.
Le médecin ajoute que le soutien de la famille est primordial dans les cas de schizophrénie. En Inde, dix millions de personnes souffrent de cette maladie selon l’Organisation mondiale de la
santé. “L’intervention de la famille aurait tout changé dans le cas de Parveen Babi.”
Les personnes atteintes de schizophrénie souffrent souvent d’hallucinations, entendent des voix et pensent que les autres essayent de leur faire du mal et essayent de contrôler leur pensée. Les
schizophrènes sont souvent violents envers les autres et envers eux-mêmes. Parveen Babi a souffert des pires tourments de la schizophrénie.
Elle a accusé Amitabh Bachchan de vouloir la tuer, accusation qui s’est révélée totalement fausse. Parveen Babi a prétendu détenir des informations importantes et connaître le nom du poseur de
bombes dans l’attentat à la bombe qui a ravagé Bombay en 1993. Après enquête, les autorités se sont rendues compte que l’actrice était dans la plus totale des délires.
source : http://www.lexpress.mu/display_archived_news.php?news_id=34845
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